terça-feira, 2 de fevereiro de 2021

Guerra no Sahara Ocidental - Comunicado militar n.º 82

 


Segundo o comunicado do Ministério da Defesa Nacional Saharaui divulgado há poucas horas, as forças do Exércido de Libertação Popular Saharaui (ELPS) efeturam os seguintes ataques contra o muro militar durante o dia de hoje, 2 de fevereiro:

01. - Bombardeamentos violentos contra pontos de concentração de tropa de ocupação na área de Rus Fudrat Al-Tamat no setor de Hauza (norte do SO).

02. - Bombardeamento de una base próxima do muro na área de Gilb Azim no setor de Tichla (sul do SO).

03. - Bombardeio violento contra posições inimigas na área de Tandamka Al-Baida no sector de Al-Baggari (centro do SO).

04. - Bombardeiamento dirigido sobre alvos inimigos na área de Laakkad na região de Mahbes (nordeste do SO).

05. - Violentos bombardeamentos contra forças inimigas entrincheiradas na área de Agbailat Al-Khader no setor de Guelta (centro do SO).

06. - Bombardeadas posições inimigas no distrito de Ahrica de Dirt, no setor de Hauza (norte do SO).

07. - Varios bombardeamentos violentos sobre zonas de estacionamiento de forças de ocupação na zona de Agararat La Hadid, de novo en Mahbes (nordeste do SO).

 

Tribuna no L’Obs: Marrocos e Israël, a perigosa «transação»

 


Segundo o príncipe Hicham Alaoui, primo do rei de Marrocos e investigador associado no Weatherhead Center for International Affairs (Harvard - EUA), a normalisação das relações entre o reino e o Estado hebreu não podem repousar numa barganha pelo reconhecimento do Sahara Ocidental.


Artigo de Hicham Alaoui no L’Obs

Comme l’a souhaité l’administration Trump, le Maroc va donc devenir le cinquième pays arabe à normaliser ses relations avec Israël. Déjà le 26 janvier, David Govrin, représentant d’Israël au Maroc, est arrivé à Rabat. Selon les termes mêmes de l’ancien président américain, ce geste a été le produit d’une « transaction stratégique ». Les Etats-Unis reconnaissent la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental et, en échange, le Maroc établira les pleines relations commerciales, stratégiques et diplomatiques avec l’Etat d’Israël.

Cette reconnaissance mutuelle a soulevé d’intenses critiques dans des milieux divers, qui reprochent au Maroc d’avoir exploité la situation de deux peuples sans Etat : le Maroc braderait les Palestiniens en échange de la consolidation de sa position au Sahara occidental, dont le statut n’a pas encore été déterminé par le droit international.

Ce récit géopolitique ne rend néanmoins pas compte de la perspective marocaine. Le Maroc ne considère pas que la question du Sahara occidental et celle de la Palestine puissent faire l’objet d’un marchandage réciproque. Les deux situations sont de tristes héritages du colonialisme occidental, mais chacune a sa spécificité et pose des défis propres. La tâche essentielle pour le Maroc est de résoudre chaque conflit de la manière la plus juste.

 

Le rapprochement avec Israël a toujours été sur l’agenda dynastique

Le contexte du Sahara occidental n’est pas équivalent à la tragédie palestinienne. Les Palestiniens ne sont pas citoyens d’Israël, alors que les Sahraouis sont citoyens marocains, même si certains refusent ce statut. L’annexion de la Palestine par Israël rend impossible toute citoyenneté future. Elle l’a privée de l’autonomie et de sa capacité à s’autoadministrer, en violation des accords d’Oslo qui se fondaient sur la mise en place d’une confiance réciproque dans la perspective de la création d’un Etat palestinien.

 

La politique du Maroc au Sahara occidental se fait dans un cadre différent : elle offre la citoyenneté dès maintenant, et peut reconnaître l’autonomie et l’autoadministration dans le futur [une partie des Sahraouis demande un référendum d’autodétermination, NDLR]. Ce processus pour régler le conflit doit continuer, et ne peut prendre racine que dans une perspective de démocratisation réelle et de respect des droits humains. Il faut bien reconnaître que la déclaration américaine constitue un important geste politique, mais qui ne saurait modifier le droit international. C’est à la présidence Biden de décider : reconduire cette décision, la modifier ou la rejeter.


L’ouverture du Maroc au principe d’une normalisation avec Israël vient de loin, d’un point de vue historique. Il y a, depuis l’aube de la monarchie alaouite, une longue et riche tradition d’engagement de la dynastie envers le judaïsme et la judéité. Notre Constitution reconnaît l’héritage du judaïsme comme partie intégrante de l’identité nationale. Le roi Mohammed V, père de l’indépendance marocaine, a protégé les juifs du royaume durant la Seconde Guerre mondiale. Les juifs marocains qui ont émigré en Israël après sa création ont gardé des liens culturels et religieux avec leur patrie d’origine ; c’est en grande partie sur cette base-là que le roi Hassan II fut le premier chef d’Etat arabe à rencontrer Nahum Goldmann, président du Congrès juif mondial en 1970.

 

La monarchie marocaine a par la suite maintenu des canaux de communication fructueux avec Israël, allant d’une diplomatie informelle à une coopération sécuritaire – cette dernière ayant parfois conduit à des épisodes sinistres, comme l’affaire Ben Barka. Mais le rapprochement avec Israël a toujours été sur l’agenda dynastique. Les événements actuels inscrivent le roi Mohammed VI dans la ligne de son grand-père et de son père. Il fait faire un pas de plus au processus de rapprochement. Il revient d’abord à la situation qui a prévalu jusqu’en 2001, quand les deux pays avaient échangé des bureaux de liaison. Ensuite, à partir de là, se développe un processus graduel, mais qui ne saurait reposer sur un marchandage de court terme, parce qu’il précède le marchandage et cherche à aller bien au-delà. Dans le cas du Maroc, il n’était question ni de triomphalisme ni d’exhibitionnisme. De plus il ne saurait s’agir de bâtir une alliance au détriment d’un tiers. La normalisation n’est pas encore la pleine reconnaissance.

 

Longue tradition de soutien à la Palestine

Ceux qui connaissent le peuple marocain savent qu’il a toujours entretenu une relation affective à une cause palestinienne perçue comme essentielle. Dans l’histoire récente, la monarchie marocaine a défendu des initiatives régionales en faveur de la cause palestinienne. Elle a surmonté l’opposition jordanienne et la réticence égyptienne au sommet de la Ligue arabe en 1974 à Rabat, qui s’est conclu sur la reconnaissance de l’OLP comme seul représentant du peuple palestinien. En 1982, au cours du sommet de la Ligue arabe à Fès, le roi Hassan II a contribué à faire approuver le plan Fahd pour une paix globale entre les pays arabes et Israël. Il l’a fait en s’opposant au « front du refus » incarné par la Libye, la Syrie et de l’Algérie, front que l’Irak, empêtré dans sa guerre avec l’Iran, venait juste de lâcher. Le Maroc a, cette fois aussi, contré l’opposition de la Jordanie, qui envisageait, avec le soutien de l’administration Reagan, la nouvelle option d’une confédération jordano-palestinienne. Le roi Hassan II a surmonté toutes ses résistances pour le compte de Yasser Arafat, qui, après son départ de Beyrouth, avait donné son soutien au plan Fahd. Ce plan a notoirement servi de précurseur à l’initiative de paix arabe en 2002. En 1991, le Maroc a soutenu la conférence de paix de Madrid, se servant de la dynamique créée par la guerre du Golfe pour faciliter la recherche d’une souveraineté palestinienne. Le peuple marocain attend donc de son Etat qu’il perpétue cette longue tradition de soutien à la Palestine, d’autant plus que le roi Mohammed VI est le président du Comité Al-Qods.

Il serait important que sur des questions aussi essentielles le peuple marocain puisse s’exprimer et que la liberté d’opinion soit pleinement reconnue.

Le Maroc considère qu’une authentique réconciliation avec Israël ne peut pas reposer sur un marchandage. Cela doit relever d’un processus qui respecte aussi les droits du peuple palestinien. Cette constante traverse toute notre histoire

 

Marrocos quer vergar a Espanha no Sahara Ocidental


Chegada de imigrantes clandestinos ao porto de Arguinegín - Gran Canária - Novembro 2020

Rabat quer que os países europeus sigam o exemplo dos Estados Unidos, que reconheceram a soberania do Marrocos sobre a ex-colónia espanhola do Sahara Ocidental. Todos os meios são válidos para atingir esse fim, inclusive permitir a passagem da emigração clandestina para as Ilhas Canárias espanholas. Mas na Espanha, a opinião pública é bastante favorável à Frente Polisario.

 

Ignacio Cembrero(*) 02/02/2021 - Oriente XXI

Nasser Bourita deixou repentinamente de falar árabe e mudou para o francês. No entanto, durante a sua conferência de imprensa na sexta-feira, 15 de janeiro de 2021, em Rabat, ninguém colocou ao ministro dos Negócios Estrangeiros marroquino perguntas nessa língua. Se mudou repentinamente de idioma, certamente foi para transmitir uma mensagem aos amigos europeus em Rabat.

“A Europa deve sair da sua zona de conforto e seguir a dinâmica dos Estados Unidos”, que em 10 de dezembro de 2020 reconheceram a soberania do Marrocos sobre o Sahara Ocidental em troca do estabelecimento de relações diplomáticas entre Rabat e Tel-Aviv.

“Uma parte da Europa deve ser mais ousada, porque está perto deste conflito”, acrescentou Bourita, e com esse apelo concluiu uma conferência patrocinada pelo seu ministério e pelo Departamento de Estado dos EUA em apoio ao plano de autonomia do Sahara Ocidental sob soberania marroquina que Rabat tem proposto desde 2007 como solução para o conflito. Quarenta países participaram do encontro virtual. Entre eles havia apenas um europeu: a França.

Depois que os Estados Unidos reconheceram a soberania marroquina e cerca de vinte países africanos e árabes chegaram a anunciar a abertura de consulados no Sahara, a diplomacia de Rabat quer selar o seu triunfo e pede aos líderes europeus que sigam os passos do ex-presidente Donald Trump ou, pelo menos, que apoiem a autonomia. O primeiro alvo é a Espanha, a antiga potência colonial.

Marrocos formula uma reivindicação paradoxal. O país reconheceu secretamente que não detinha a soberania no Sahara Ocidental. Na verdade, em março e junho de 2019 assinou novos acordos agrícolas e de pesca com a União Europeia (UE) que incluíam uma extensão para aquele território que não fazia parte do reino. No entanto, os advogados da Frente Polisario (o escritório de advocacia Devers de Lyon) consideram que os saharauis não deram o seu consentimento. Consequentemente, exigem a anulação desses dois acordos perante o Tribunal de Justiça da UE, que deve decidir antes do final do ano.

 

UMA CIMEIRA ADIADA SINE DIE

 

A pressão sobre a Espanha começou, no entanto, muito antes de Bourita avançar com uma indireta a partir de Rabat. No dia 10 de dezembro, no mesmo dia em que Trump fez o gesto a favor de Marrocos, as autoridades marroquinas adiaram a cimeira bilateral com a Espanha sine die, sob o pretexto de que a pandemia não permitia que ela ocorresse. No entanto, quem convocou essa cimeira e até mesmo a anunciou em novembro por meio do Twitter foi o chefe do governo marroquino, Saadeddine Othmani. Doze dias após esse adiamento, a pandemia não impediu o rei Mohamed VI de receber no Palácio Real uma delegação americano-israelita chefiada por Jared Kuchner, conselheiro e genro do presidente Donald Trump.

A imprensa marroquina, vassala do rei, também se atirou a Espanha. "Muitos observadores notaram que a Espanha se destacou por sua ausência, algo que muitos diplomatas marroquinos lamentaram", escreveu Le 360, um jornal eletrónico marroquino muito próximo da realeza marroquina, referindo-se à conferência. A diplomacia espanhola e o Podemos, o partido de extrema esquerda que compõe a coligação de governo, "espalharam a palavra para fazer campanha junto do governo Biden contra o reconhecimento [pelos Estados Unidos] da marroquinidade do Sahara", acrescentou Le Collimateur, um desses sites marroquinos que ninguém lê, mas que às vezes serve para espalhar mensagens.

 

GOVERNO ESPANHOL, EM APERTOS


O pedido marroquino colocou o governo espanhol em apuros, pois teme que Rabat acelere a marcha e desencadeie uma enorme crise migratória ou corte a cooperação antiterrorista, assim como o fez em agosto de 2014. Os socialistas há muito apoiam encapotadamente a solução proposta por Rabat, apesar da autonomia que oferece ao Sahara ser muito menor se comparada com a de que gozam as regiões de Espanha. Mas não o podem dizer abertamente, porque a opinião pública espanhola continua simpatizando com a Frente Polisario e Podemos continua a conceder-lhe o seu apoio. Pablo Iglesias, o seu líder, insiste regularmente no direito à autodeterminação dos saharauis.

A Espanha abandonou abruptamente o território, tão grande como o Reino Unido, em 1975, quando a Marcha Verde organizada por Hasan II invadiu o Sahara e o general Francisco Franco agonizava em Madrid. Dois terços do território foram devolvidos a Marrocos e um terço à Mauritânia, que se retirou 1979, ante os ataques da Frente Polisario, e logo o exército marroquino rapidamente se apoderou da parte mauritana. Em 1991, após dezesseis anos de guerra, Marrocos e a Polisario selaram um acordo sob os auspícios da ONU que previa um cessar-fogo e um referendo de autodeterminação que nunca foi realizado porque Rabat não o queria.

Em novembro do ano passado, a guerra foi retomada, mas em menor escala. Madrid considera-se isenta de qualquer responsabilidade no Sahara após a carta entregue em 26 de fevereiro de 1976 pelo embaixador espanhol na ONU a Kurt Waldheim, à époda secretário-geral daquela instituição. O governo socialista lembrou isso novamente em 16 de novembro de 2020 numa resposta por escrito a um grupo de deputados. No entanto, Hans Corell, subsecretário-geral da ONU para Assuntos Jurídicos, contradisse a posição oficial espanhola em 2002. Num parecer jurídico emitido a pedido do Conselho de Segurança, Corell afirmou que a Espanha continuava a ser a potência administrante do território.

 

MIGRANTES BLOQUEADOS NAS CANÁRIAS


Segundo fontes diplomáticas, as negociações tripartidas entre Estados Unidos, Israel e Marrocos começaram no final do verão passado, justamente quando a imigração irregular para as Ilhas Canárias estava em alta. Em 2020 — especialmente no último trimestre do ano — cerca de 23.023 imigrantes clandestinos chegaram por via marítima ao arquipélago. É um valor que representa um aumento de 757% em relação a 2019. Os marroquinos representam a maioria desses imigrantes. Como muitos africanos subsaharianos, eles partem das margens do Sahara num fenómeno sem precedentes. Em 2006, durante a crise migratória anterior, os barcos de indocumentados saíram para o mar principalmente da costa da Mauritânia e do Senegal.

O perfil dos imigrantes marroquinos que desembarcam nas ilhas (Canárias) é diferente daqueles que cruzam o Estreito de Gibraltar (3.850 em 2020) para chegar à Península Ibérica. Eles são um pouco mais velhos, em muitos casos trabalharam em Marrocos no setor da restauração ou turístico, e às vezes têm passaporte não utilizado. Desempregados há meses por conta da crise provocada pela pandemia, correm o risco de embarcar naquela travessia do Atlântico. De acordo com um inquérito da Frontex, a agência europeia de controlo das fronteiras, Dakhla (antiga Villa Cisneros), a sul do Sahara, foi o ponto de partida, no final de Dezembro, de 68% dos imigrantes.

No entanto, diplomatas espanhóis que acompanham de perto este problema marroquino perguntam-se se outro motivo não deveria ser adicionado a esta explicação puramente económica da emigração para as Ilhas Canárias. Rabat poderia estar deixando os seus cidadãos partirem do Sahara para arrancar da Espanha um gesto de apoio à sua proposta de autonomia. Afinal, esse território desértico de 266.000 km2 é um dos mais bem controlados do mundo. Estão aí destacados dois terços do exército marroquino, aos quais se junta a gendarmaria, a polícia e as Forças Auxiliares, que servem para suprimir qualquer germe de protesto dos saharauis.

A imigração irregular em massa para as Ilhas Canárias representa um problema triplo para as autoridades espanholas. Na ausência de campos de acolhimento — aqueles que foram criados às pressas apenas têm atualmente 600 vagas — mais de 7.500 migrantes são acomodados em hotéis turísticos vazios. Isso continua a criar tensões com a população local, alimentadas, em alguns casos, por autarcas populistas.

O Ministro do Interior espanhol procura, bem ou mal, retê-los nas Ilhas Canárias, contra o parecer do Secretário de Estado das Migrações. Bloquear os migrantes nas ilhas tem um efeito dissuasor sobre os candidatos que deixam o Marrocos e que sonham em chegar ao continente europeu. Além disso, países europeus como a França pressionam a Espanha a que permaneçam no arquipélago, pois quando chegam à Península Ibérica, muitos deles tentam cruzar os Pirinéus.

 

FRANÇA FECHA POSTOS FRONTEIRIÇOS NOS PIRINÉUS

 

Aqueles que tentam chegar à França não são principalmente marroquinos, mas argelinos. Em 2020, 11.450 deles, outro número recorde, chegaram por mar à Espanha. Partem da costa de Oran ou Mostaganem e costumam desembarcar em Almería e Murcia. Para tentar impedir a entrada de imigrantes irregulares em França, no início de janeiro os prefeitos de Haute-Garonne e dos Pirineus Orientais fecharam cinco travessias de fronteira com a Espanha. “Desde novembro, todos os dias entre trinta e cinquenta pessoas em situação irregular foram presas”, disse Étienne Stroskopf, prefeito dos Pirenéus Orientais, para justificar a decisão. Em novembro, o presidente francês Emmanuel Macron visitou Le Perthus (departamento dos Pirineus Orientais) para anunciar que o número total de polícias, gendarmes e militares posicionados nas fronteiras duplicaria para 4.800.

Durante cerca de nove meses, Marrocos não aceitou a repatriação de nem um dos seus cidadãos que desembarcou irregularmente na Espanha. No dia 20 de novembro de 2020, após a visita a Rabat do Ministro do Interior espanhol, Fernando Grande-Marlaska, o seu homólogo marroquino, Abdelouafi Laftit, deu luz verde para realizar retornos a conta-gotas. Todas as semanas, entre 60 e 80 imigrantes marroquinos são repatriados — cada um acompanhado por dois polícias espanhóis — em voos regulares de Las Palmas. É um montante muito inferior em comparação com os que estão ou continuam a chegar à Espanha, mas o Ministério do Interior espera que o boca a boca sobre esses retornos forçados mude de idéia para aqueles que se preparam para partir de Marrocos pelo mar.

 

(*) Ignacio Cembrero - jornalista espanhol, cobriu o Magrebe para o jornal El País e, posteriormente, para o concorrente El Mundo; Atualmente trabalha para El Confidencial. É autor de Neighbours away (Galaxia Gutenberg, 2006), ensaio sobre as relações entre Marrocos e Espanha.


Tribunal de Justiça da UE decidirá sobre os recursos da Frente Polisario em final de junho

 

Oubi Bouchraya Bachir

Bruxelas (APS) - O representante da Frente Polisario na Europa e junto da UE, Oubi Bouchraya Bachir, referiu que o TJUE poderá pronunciar-se, no final de junho ou no início de julho, sobre os recursos da Frente Polisario contra o acordo Marrocos-UE que prevê a extensão dos Acordos de Associação e Liberalização ao território do Sahara Ocidental.

Qualificando como uma "etapa importante" no processo de tratamento dos recursos interpostos pela Frente Polisario, a convocação, para 2 de março, de sessão pública do TJUE, Oubi Bouchraya especificou, em declaração à APS, que " a pandemia e as medidas decorrentes explicam o atraso no esperado processo”.

O diplomata saharaui lembra que a Frente Polisario interpôs recursos, nomeadamente contra o acordo de comércio livre e o acordo de pescas "depois de a UE e Marrocos terem ignorado as decisões do TJUE, nomeadamente de 2016 e 2018", em violação do direito internacional.

Salientando que 4 ou 5 países europeus apresentaram, em apoio do Conselho e da Comissão, documentos adicionais, Oubi Bouchraya disse que hoje, apenas a França permanece em defesa do acordo de livre comércio ", o que constitui um avanço notável na consciência dos países europeus quanto ao risco incorrido pela persistente violação da legislação europeia ”, sublinhou.

Depois de esclarecer que a sessão pública, marcada para 2 de março, será dedicada à produção de defesa oral pelas duas partes em litígio, neste caso a Frente Polisario e o Conselho da UE, apoiado pela França e um sindicato agrícola marroquino, indicou que o próximo passo será a declaração do veredicto, previsto para o final de junho ou início de julho.

O representante da Frente Polisario na Europa e junto da UE mostrou-se otimista com o esperado julgamento, afirmando: "demos um passo em frente e a marcação de uma sessão plenária é um bom sinal".

Para além do direito inalienável do povo saharaui consagrado no direito internacional e africano, todos os sinais são bons para acreditar que a justiça europeia irá, uma vez mais, restituir ao povo saharaui os seus direitos », adiantou.

Referindo-se à próxima sessão do TJUE, o diplomata saharaui especificou que os magistrados ouvirão mais detalhadamente os advogados de ambas as partes, especialmente porque o TJUE é constituido por uma câmara alargada a cinco magistrados para o exame do caso e o tratamento de todos recursos relativos ao Sahara Ocidental e aos Acordos UE-Marrocos.

Para Oubi Bouchraya, há dois pontos "importantes" que deixam os saharauis optimistas quanto à esperada decisão do TJUE.

Em primeiro lugar, os acórdãos proferidos pelo TJUE em 2016 e 2018, “que constituem uma base a ser seguida pelos magistrados” e, em segundo lugar, o facto de o Tribunal ter reconhecido a Frente Polisario como parte terceira, não consultada noo antigo Acordo de Livre Comércio e Isenção Aduaneira entre Marrocos e a UE, explicou.

O TJUE emitiu, em dezembro de 2016, uma sentença estipulando que os Acordos de Associação e de Livre Comércio entre a UE e Marrocos não podem ser aplicados ao Sahara Ocidental, como território "separado e distinto", incluído desde 1963 na lista da ONU de territórios não autónomos .

Em fevereiro de 2018, outra decisão concluiu que o Acordo de Pesca entre a UE e Marrocos não se aplica ao Sahara Ocidental e às suas águas adjacentes.

segunda-feira, 1 de fevereiro de 2021

Guerra no Sahara Ocidental - Comunicado militar n.º 81

 

Prosseguem os ataques do exército saharaui contra as forças de ocupação marroquinas. O mês de janeiro foi especialmente duro para as forças reais marroquinas, com ataques da artilharia saharaui no próprio interior de Marrocos (a guarnições na cadeia montanhosa do El Uarkziz, no extremo sudeste do território de Marrocos); e à emblemática El Guerguerat, junto à passagem ilegal no extremo sul do Sahara Ocidental, fronteira com Mauritânia, que as forças de ocupação invadiram no dia 13 de Novembro passado, e por onde o ocupante exporta grande parte dos recuros expoliados no território. Foi esse ataque marroquino contra civis saharauis que deu o argumento e pretexto para a Frente Polisario reatar a guerra de libertação após 29 anos de cessar-fogo, na vã esperança de que a ONU concretizasse aquilo que havia prometido em 1991: a realização do Referendo de Autodeterminação, para cuja concretização criou a própria força de manutenção de Paz, a MINURSO (Missão das Nações Unidas para o Referendo no Sahara Ocidental).

 

Segundo o comunicado militar nº 81, há poucas horas distribuído pelo Ministério de Defesa Nacional saharaui, Durante o dia de ontem, domingo, as unidades saharauis bombardearas forças inimigas nos seguintes lugares:

 

01. - Bombardeamentos violentos contra forças inimigas na área de Galb Al-Nas no setor de Auserd (sul do SO).

02. - Bombardeamento contínuo e concentrado contra pontos de concentração daas forças de ocupação na zona de Tandamka Al-Baida no setor de Al-Bagari (centro do SO).

 

Hoje, segunda-feira, dia 01 de fevereiro, os combatentes do ELPS atacaram:

 

03. - Com Violentos bombardeamentos forças de ocupação entrincheiradas na zona de Rus al-Shishmiya na região de Mahbes (nordeste do SO).

04. - Bombardeamento de várias concentrações de forças inimigas na área de Arqiz Lathrathiyat no setor de Guelta (centro do SO).

AGRONEGÓCIO - Fertilizantes produzidos no Brasil contêm fosfato roubado do Saara Ocidental

 



Território no Norte da África está ocupado ilegalmente pelo Marrocos, que viola resolução da ONU ao extrair recurso.

Daniel Giovanaz - Brasil de Fato | São Paulo (SP) | 28 de Janeiro de 2021

O Brasil recebeu três embarcações com fosfatos extraídos ilegalmente do Saara Ocidental nos últimos dez meses, totalizando cerca de 110 mil toneladas e consolidando-se entre os quatro maiores importadores mundiais do minério.

A informação foi obtida pelo Brasil de Fato junto a organizações que monitoram o comércio de recursos naturais retirados daquele território sem nenhum tipo de compensação pelo Reino de Marrocos.

O destino dessas cargas são indústrias de fertilizantes agrícolas, segundo a organização Western Sahara Resource Watch (WSRW, em português Observatório dos Recursos do Saara Ocidental).

As informações levantadas por ativistas que acompanharam o trajeto dos navios até a costa brasileira e, em seguida, rastrearam caminhões de transportadoras em solo nacional, conduziram aos endereços de duas empresas em Cubatão (SP), a 30 km do porto de Santos (SP): a Cesari Fertilizantes (Cefértil), que pertence ao Grupo Cesari, e a Copebras, vinculada ao grupo chinês China Molybdenum (CMOC).

O Grupo Cesari afirmou à reportagem que não importa nem utiliza fosfato saaráui nos produtos fabricados pela Cefértil [confira a resposta ao final da reportagem]. A Copebras não respondeu aos questionamentos do Brasil de Fato até o fechamento deste texto.


 


 Fertilizantes fosfatados são produtos oriundos da extração, moagem e tratamento de rochas que apresentam concentração significativa de fósforo. A aplicação permite que a planta acesse um volume de nutrientes superior ao que o solo tem capacidade de fornecer, potencializando o rendimento das culturas.

Anualmente, são usadas no planeta em média 53 milhões de toneladas de fertilizantes fosfatados, processados ​​a partir de 270 milhões de toneladas de rochas de fosfato. O Brasil é o quarto maior consumidor mundial de fósforo como fertilizante agrícola.

O Marrocos e o território do Saara Ocidental ocupado ilegalmente abrigam a maior reserva de fósforo do mundo.

 

Contexto

 

O Saara Ocidental é a última colônia africana, segundo o Comitê Especial de Descolonização das Nações Unidas. A Espanha, metrópole até 1976, abandonou o território sem descolonizá-lo, estabelecendo um acordo tripartite ilegal com Marrocos (vizinho do Norte) e Mauritânia (vizinho do sul), repartindo a área e garantindo um percentual da exportação dos recursos naturais.

Sem pretensões expansionistas, a Mauritânia recuou em seguida e deixou o território a cargo das forças marroquinas. A promessa de um plebiscito mediado pela Organização das Nações Unidas (ONU), para assegurar a autodeterminação do povo saaráui, nunca foi cumprida.

“O Marrocos ocupa o Saara Ocidental devido a suas grandes riquezas minerais”, afirma Jadiyetu El Mohtar, delegada da Frente Polisário, movimento de libertação saaráui fundado em 1973.

“O Saara é rico em metais diversos, gás natural, ferro, cobre, urânio e telúrio. Também há reservas de petróleo, ainda não exploradas, areia para produção de cimento e para alargamento de praias, além de uma das zonas de pesca mais abundante da África”, enfatiza.

A ocupação do território e a exploração de fosfato saaráui pelo Marrocos violam a Resolução 1514 das Nações Unidas, segundo a qual os povos podem, para seus próprios fins, dispor de suas riquezas e recursos naturais, com base no princípio do proveito mútuo e do direito internacional.

"Será posto fim a toda ação armada e a todas as medidas de repressão dirigidas contra os povos dependentes, para permitir a estes povos exercerem pacífica e livremente seu direito à independência completa, e a integridade de seu território nacional será respeitada", diz o texto.

Ou seja, nenhum governo está autorizado a extrair e comercializar os recursos alheios de territórios em processo de descolonização. É o caso do Saara Ocidental e outros 16 territórios considerados "não-autônomos" pela ONU.

"Serão tomadas medidas imediatas nos territórios sob tutela, os territórios não-autônomos e todos os outros territórios que ainda não atingiram a independência, pela transferência de todo poder aos povos desses territórios", completa a resolução das Nações Unidas. "Toda tentativa visando destruir total ou parcialmente a unidade nacional e a integridade territorial de um país é incompatível com as finalidades e os princípios da Carta das Nações Unidas."

Diferentes decisões do Tribunal de Justiça da União Europeia, entre 2016 e 2019, reafirmaram que Marrocos e Saara Ocidental são territórios distintos e que a extração e comercialização dos recursos sem consentimento do povo saaráui são ilegais.

Não há nenhum documento, de nenhuma corte ou organização internacional, que permita ao Marrocos explorar os recursos daquela região do planeta, como ocorre até hoje.

A população do Saara Ocidental é estimada em 650 mil pessoas, dividida em quatro grupos. Além dos que vivem no exílio e nos territórios ocupados, cerca de 170 mil saaráuis moram em campos de refugiados em outro país vizinho, a Argélia.

As violências cometidas contra saaráuis nos territórios ocupados estão descritas em relatórios do Comitê de Direitos Humanos da ONU e envolvem, por exemplo, denúncias de tortura e prisões arbitrárias, além de restrições à liberdade de expressão.

 

Restam cinco

 

O Marrocos controla quase 70% do total de reservas de fosfato no mundo, o que equivale a cerca de 50 bilhões de toneladas. A maior parte da produção é proveniente da mina de Bou Craa, no Saara Ocidental.

Ao comercializar fosfatos para produção de fertilizantes pelo mundo, o Marrocos não faz distinção entre os recursos que provêm de seus territórios e aqueles retirados das reservas saaráuis.

Cabe aos próprios importadores, com auxílio de organizações e ativistas de direitos humanos, monitorar a origem e o trajeto das cargas.

Na última década, empresas de países desenvolvidos vêm interrompendo essas importações para se desvincular da violência e das ilegalidades ocorridas naquela região.

 


Quando o WSRW começou a monitorar o trajeto dos navios, em 2011, havia 12 países compradores. Hoje, são apenas cinco: Índia, Nova Zelândia, Brasil, China e Japão.

“Houve uma mudança significativa no perfil das exportações dos últimos dois anos”, ressalta Erik Hagen, pesquisador do WSRW. Para se ter uma ideia, até 2019, metade do fosfato extraído no Saara Ocidental tinha como destino Estados Unidos ou Canadá.

“A companhia que adquiria 50% dos fosfatos que chegavam na América do Norte era a canadense Nutrien, com fábricas no Canadá e nos EUA”, lembra Hagen.

“Um ano atrás, eles pararam de comprar, a exemplo do que haviam feito a União Europeia e países como Austrália, Colômbia e Venezuela. É nesse contexto que as primeiras remessas chegam ao Brasil", aponta.

Uma das empresas suspeitas de receber fosfato saaráui no Brasil, a Cefértil é parceira da Mosaic Fertilizantes, vinculada ao conglomerado estadunidense The Mosaic Company.

Em 2015, a matriz informou ter suspendido as compras da matéria-prima roubada do Norte da África justamente após ser questionada das violações de direitos da população saaráui.

O Brasil de Fato escreveu à Mosaic Fertilizantes para esclarecer a natureza do vínculo com a Cefértil e ações implementadas para evitar a compra de fosfatos extraídos ilegalmente.

“A Mosaic Fertilizantes confirma que tem o Grupo Cesari/Cefértil como seu parceiro em atividades industriais e de armazenagem e não como fornecedor de matérias-primas”, diz nota enviada à reportagem. “A empresa reforça que não compactua com a utilização de matérias-primas oriundas de extração ilegal e [...] encontra-se em conformidade com todas as normas de saúde e segurança, exigindo a mesma conformidade de todos os seus parceiros de negócios".

Segundo o texto encaminhado pela assessoria de comunicação, a Mosaic Fertilizantes “não é a responsável pela compra de nenhum dos produtos dos navios provenientes da região da Saara Ocidental e destinados à Cesari no último ano."

 

Do Saara ao Brasil

 

O fluxo de navios carregados de fosfato saaráui com destino ao Brasil aumentou significativamente nos últimos dois anos, segundo a WSRW.

Em 2019, foram registradas duas embarcações, que atracaram nos portos de Salvador (BA) e Antonina (PR). No ano passado, foram três navios, que saíram diretamente de El Aaiún – maior cidade do Saara Ocidental e reivindicada como capital da República Árabe Saarauí Democrática (RASD) – com destino ao porto de Santos (SP).

A viagem do Norte da África ao Brasil costuma durar cerca de duas semanas.

A primeira embarcação identificada em 2020 chamava-se Golden Bonnie. Com capacidade para armazenar 32,2 mil toneladas de rocha fosfática, o navio deixou El Aaiún no dia 31 de março e atracou em Santos em 14 de abril.

 


O segundo navio, Lalis D, suportava até 55,6 mil toneladas. Essa embarcação saiu de El Aaiún em 6 de junho e chegou ao Brasil em 20 de junho.

 


A terceira carga chegou em 27 de dezembro. O navio chamava-se Regius, com capacidade para transporte de aproximadamente 33,4 mil toneladas, e havia deixado o Saara Ocidental carregado de fosfato no dia 14 de dezembro.

 


Os dados acima foram obtidos pelo Brasil de Fato a partir do cruzamento de informações fornecidas pela WSRW e por Anselmo Fariña, integrante do coletivo Sáhara Acciones.

Para estimar a quantidade de matéria-prima que cada navio carrega, as organizações se baseiam pela medida do calado – distância da lâmina d'água até a quilha do navio –, que varia conforme a carga transportada.

 

Relações anteriores

 

Em 2 de junho de 2017, Anselmo Fariña conta que registrou um provável recebimento de fosfato saaráui pelo Brasil. Naquele caso, um navio chamado Neptune saiu de El Aaiún com destino ao porto de Paranaguá (PR), mas antes fez uma parada no porto marroquino de Jorf Lasfar.

A medida do calado informada pelos responsáveis pela embarcação indicava que o carregamento de fosfato teria sido realizado no Marrocos, portanto a extração e a exportação seriam legais.

A passagem anterior do navio por El Aaiún foi o que despertou a desconfiança de Fariña. Segundo ele, são comuns adulterações na declaração da medida do calado para ocultar a origem saaráui dos fosfatos.

“Uma coisa são os fosfatos que o próprio Marrocos possui, em seu próprio território, outra é fosfato roubado do povo saaráui", diz o ativista.

"Este último permite que o Marrocos determine o preço dessa matéria-prima no mercado internacional, controlando entre 70% e 80% do tráfico mundial de fosfatos", explica.

A estatal marroquina Office Chérifien des Phosphates (OCP), controlada por Mohammed VI, rei do Marrocos, possui escritórios no Brasil desde 2010.

No Norte da África, a companhia controla quatro centros de extração de fosfato de rocha – três no Marrocos e um no Saara Ocidental. Este último fica próximo à mina de Bou Craa, que possui um depósito de fosfato estimado em 1,7 bilhões de toneladas e fica 115 km a sudeste de El Aaiún.

Em 2008, a OCP criou uma joint-venture junto à multinacional de origem holandesa Bunge, maior exportadora do agronegócio do Brasil, para construção de uma planta de refino de fosfatos em Jorf Lasfar. Cinco anos depois, Fariña ressalta que a OCP comprou 50% da Bunge, tornando-se proprietária única daquela planta.

 


 O que está em jogo

 

Em 13 de novembro de 2020, o Marrocos rompeu um cessar-fogo de 29 anos e atacou um grupo de saaráuis que protestava em uma região conhecida como “fenda de Guerguerat” – uma das vias por onde são escoados os recursos extraídos do Saara Ocidental. Na mesma semana, o movimento Frente Polisário declarou o recomeço da guerra.

O pesquisador Erik Hagen, da WSRW, chama atenção para a gravidade da extração ilegal, patrocinada por empresas do agronegócio brasileiro.

“Essas empresas estão comprando os fosfatos da entidade errada. A população do Saara Ocidental é dona desses recursos. Sobre esses minerais, o povo saaráui poderia construir um país independente. Então, é profundamente antiético", explica.

“O Marrocos está violando leis internacionais ocupando outro território, e essas empresas estão facilitando esse processo, que configura uma das piores agressões cometidas por um Estado depois da Segunda Guerra Mundial”, completa Hagen.

Jadiyetu El Mohtar lembra que o direito à luta armada pelos povos sob dominação colonial é garantido pelas Nações Unidas. Em paralelo à guerra, a delegada da Frente Polisário afirma que o movimento continuará contestando judicialmente as ações marroquinas.

“Não podemos permitir, em qualquer parte do mundo, que se violem os direitos dos povos, a legalidade internacional, pisoteando os direitos humanos. Se permitirmos isso em um lugar, ainda que nos pareça distante, estamos assumindo que isso pode acontecer conosco também, em qualquer momento”, alerta a ativista saaráui.

O Marrocos, que hoje controla dois terços do território do Saara Ocidental, não reconhece o recomeço da guerra contra a Frente Polisário e se autodenomina controlador legítimo daquela área.

A Associação de Solidariedade e pela Autodeterminação do Povo Saaráui (Asaaraui) prometeu denunciar a postura das empresas brasileiras.

“Ao legitimar o recebimento de cargas de fosfato do Saara Ocidental roubadas pelo Marrocos, o Brasil está, através do mercado, legitimando ações que reforçam essa ocupação ilegal”, afirma a ex-deputada Maria José Conceição, presidenta da Asaaraui.

“Nós, ativistas, vamos denunciar sistematicamente todas as vezes que tivermos conhecimento dessas situações", ressalta.

 

Outro lado

 

O Grupo Cesari, dono da Cefértil, respondeu ao Brasil de Fato que possui um terminal logístico com 300 mil m² ao lado da fábrica de fertilizantes, em Cubatão, mas “recebe somente cargas nacionalizadas, que já tenham passado pelo crivo dos órgãos anuentes de importação.”

A nota enviada à reportagem afirma que a Cefértil não utiliza o fosfato saaráui em suas formulações. “Além disto, nossos contratos de industrialização e armazenagem contém cláusulas específicas em que o cliente se responsabiliza pela procedência do produto”, diz o texto.

O conglomerado também afirmou que nenhuma de suas empresas atuam como importadoras. “Por fim, o Grupo Cesari não tomou conhecimento da extração ilegal de fosfato na região conhecida como Saara Ocidental, e entende que qualquer ação para coibir o uso do produto deve ser adotada pelos órgãos federais competentes”, completa a nota.

O Brasil de Fato entrou em contato com a Secretaria de Assuntos Econômicos Internacionais da Secretaria Especial de Comércio Exterior e Assuntos Internacionais do Ministério da Economia. A reportagem perguntou se a pasta considera problemática a importação de fosfato do Saara Ocidental, ou tem algum posicionamento ou ação acerca do tema. Não houve retorno até o momento.