quinta-feira, 21 de fevereiro de 2013

Eneko Landaburu: o exemplo típico da hipocrisia diplomática da União Europeia…

Eneko Landaburu, diplomata espanhol
 ao serviço da diplomacia mercantil da União Europeia...

Eneko Landaburu, Embaixador e Chefe da delegação da União Europeia em Marrocos, dá uma longa entrevista ao jornal online oposicionista www.fr.lakome.com
Ocupando o lugar em  Rabat desde setembro de 2009, Eneko Landaburu deixa no próximo mês o seu cargo à frente da delegação da UE em Marrocos.


Question centrale pour la diplomatie marocaine : le Sahara. Est-ce que les deux dernières résolutions du Parlement européen (qui critiquent la situation des droits de l'homme au Sahara et exigent la libération des détenus politique sahraouis) ont eu un impact sur la qualité des relations avec Rabat ?

Eneko Landaburu : Non, les autorités marocaines sont parfaitement au courant des positions des uns et des autres sur cette affaire du Sahara occidental qui, je le comprends, est le thème central et incontournable de la diplomatie marocaine. Je souhaite pour ma part que l'on trouve une solution assez rapide à cette question, selon les conditions et termes agréés par les Nations-Unies. Je souhaite que ça aille vite car cela libérerait la diplomatie marocaine d'un chapitre qui, à juste titre, la mobilise beaucoup. Et cela lui permettrait, j'en suis sûr, d'être plus active sur d'autres fronts où je suis persuadé qu'elle peut jouer un rôle plus influent.

Il y a des gens en Europe qui ne partagent pas la thèse marocaine, selon laquelle un statut d'autonomie serait la solution. Il y a des gens en Europe qui appuient le Maroc et qui considèrent que c'est soit la solution, soit une des solutions. Nous avons une diversité de points de vue et il faut faire avec, on est en démocratie, chacun peut s'exprimer. Après, il y a les positions politiques. Il est clair qu'un certain nombre d'états membres, dont la France, soutiennent la position marocaine. D'autres pays sont un peu plus distants. Ils ne la rejette pas complètement mais disent qu'il faut laisser le choix. Et puis il y a la position commune, politique, de l'UE, qui consiste à dire que nous ne prenons pas position sur le fond. Nous soutenons totalement M. Ban Ki Moon et les Nations-Unies dans la recherche d'une solution politique, mutuellement agréée, durable, etc.

Il faut donc s'habituer à des expressions qui ne sont pas forcément favorables. Elles s'expliquent souvent par l'histoire mais ce qui est le plus important, c'est la position officielle des autorités et gouvernements de l'UE. Je veux dire de façon très claire que si jamais on arrive -bientôt j'espère - à une solution acceptée, alors je pense que l'UE fera les efforts nécessaires pour accompagner le mieux possible la mise en œuvre de cette solution politique.

Cette question du Sahara peut-elle encore bloquer la coopération économique Maroc-UE, sur l'accord de pêche par exemple ?

Eneko Landaburu: On est en train de négocier un accord de pêche, j'espère que l'on va bientôt conclure les négociations. Et les résultats de ces négociations vont être présentés selon les modalités démocratiques, notamment au Parlement européen. Je suis sûr qu'un certain nombre de représentants du peuple, qui sont favorables aux thèses du Polisario, vont remettre en cause la légitimité de cet accord parce qu'il va permettre la pêche de poissons au large du territoire contesté. Je pense qu'ils ne sont pas suffisamment nombreux pour l'emporter. Une analyse juridique à laquelle je souscris dit qu'une autorité qui a la responsabilité de l'administration d'un territoire peut exploiter un certain nombre de biens et produits pour autant que cela ait des effets positifs sur la population. C'est ça qui est essentiel. Certains au Parlement européen vont le contester, il diront ce qu'ils auront à dire, et ensuite il y aura le vote.

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